190 bd de charonne - 75020 Paris (M° Alexandre Dumas) - Tél : 01.40.24.16.34 - Fax : 01 40 24 16 64 - Réservation : 01.40.24.16.46 ou resa@confluences.net

Confluences, maisons des arts urbains

Historique

Installée depuis vingt ans dans le 20e arrondissement de Paris, l’association Confluences fut reprise par une nouvelle équipe en 2001, dirigée par Frédéric Hocquard et actuellement par Ariel Cypel, Confluences développe une programmation thématique et pluridisciplinaire autour des arts du théâtre, du documentaire, de l’exposition photographique et des arts numériques. Le pari de la nouvelle équipe artistique est d’associer qualité artistique et sujets d’actualité.

 

Confluences réunit une équipe de sept personnes qui offre au quotidien aux artistes une logistique technique et humaine, et au public un accueil professionnel et chaleureux.

Cette équipe dynamique est depuis plusieurs années à l’initiative de projets ambitieux.

 

 

De nombreuses manifestations organisées et produites par notre centre culturel ont été saluées par la presse et le public.

Ces succès d’estime ont pu être possibles d’une part, grâce à l’engagement total d’une équipe de jeunes professionnels mais surtout parce que nous portons un projet artistique qui définit clairement l’identité de notre lieu.

Pluridisciplinarité, thématique et engagement politique

L’architecture de Confluences offre naturellement par sa configuration les possibilités d’une programmation pluridisciplinaire. Nous possédons une salle de spectacle et de projection, une grande salle de  répétition pour les créations, une salle d’exposition ainsi qu’un petit studio de création et un espace multimédia labellisé E.C.M (Espace Culture Multimédia).  Cette configuration est à la fois un handicap et un avantage. En effet, l’offre culturelle à Paris est d’une telle importance quantitative que les lieux ciblent en général un public déterminé. La pluridisciplinarité, à laquelle nous tenons,  nous oblige naturellement à chercher des publics d’origine et de curiosités différentes, ce qui est un pari mais aussi une difficulté en soit.

 

 

Pour répondre à ce défi nous avons choisi de développer ce que nous nommons une « pluridisciplinarité thématique ». Il s’agit de permettre aux divers publics de circuler autour d’un sujet par le biais de formes artistiques différentes. Nous associons en règle générale, le théâtre, la projection de films documentaires et les expositions de photographes dans une thématique de plusieurs semaines. C’est par le biais du sujet que le public est amené à s’intéresser à des propositions artistiques radicalement différentes. Nous pouvons ainsi proposer sur huit ou neuf semaines une cinquantaine de manifestations artistiques. Certains spectateurs n’hésitant pas à fréquenter alors le lieu quasi quotidiennement.  Lors de la thématique sur la barbarie contemporaine de janvier 2005 notre objectif fut de montrer comment des sujets qui traitent des souffrances indicibles  peuvent être abordés par les artistes.

 

Ainsi la pièce sur le Goulag se concentra essentiellement sur la parole de l’auteur Varlam Chalamov, alors que « Allah n’est pas Obligé » de Amadou Kourouma, pris délibérément le parti de la farce. Ainsi ce n’est pas seulement à travers la découverte de disciplines artistiques différentes que le public aborde la thématique, mais par la diversité des propositions d’une discipline elle même.

 

Le choix de la « pluridisciplinarité thématique », nous a immédiatement posé la question du sens à donner à cette programmation. L’équipe de Confluences avait collectivement envie de travailler sur l’idée de l’engagement. Nous pensons qu’un lieu intermédiaire est idéal pour réaliser le pari suivant. Aborder les débats qui font jour dans notre société par des spectacles d’une grande exigence artistique est possible, tout comme est possible la richesse des formes spectaculaires qui évoque les problèmes du monde qui nous entoure. 
Notre projet fondé sur l’engagement n’est pas borné par des thèmes d’actualité. Nous abordons des questions aussi différentes que le génocide des tutsis ou la sociologie du football. Le tout est de donner au public l’occasion d’appréhender le monde par les yeux des artistes.

 

Il nous apparaît évident aujourd’hui que l’identité de Confluences est perçue à travers ce choix d’imbriquer la diversité artistique avec les engagements politiques.

Cette identité nous permet un travail original tant du point de vue de l’accueil du public que celui des artistes.